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Les Marins dans la Résistance en 1940

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Notre Projet

Pour quelles raisons avons-nous choisi ce thème ?

 

Tout d’abord, cette année, une classe de troisième a été jumelée avec un chasseur de mines de la Marine Nationale, le Céphée. Une de nos camarades a participé à ce projet. Elle a, comme nous tous, voulu en apprendre plus sur le rôle de ces bateaux dans la résistance.

 

En outre, nous avons remarqué que la résistance des marins en 1940 n’était que très peu documentée. Les témoignages sont rares et leur bravoure pas assez reconnue.

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Synthèse

Peu après la déclaration de Philippe Pétain du 17 juin 1940 mettant fin aux combats, le général De Gaulle se rend à Londres pour y créer les Français Libres qui veulent continuer le combat à l’extérieur. Les Forces Navales Françaises Libres (FNFL) , aux ordres de l’Amiral Muselier, sont une branche des Forces Françaises Libres (FFL) créées le 1er juillet 1940, ce sont les forces armées de cette organisation. Les FNFL ne sont pas seulement constituées de marins mais également de civils. Quels sont les marins qui comprennent le péril qu’est l’Allemagne Nazie ? Lesquels refusent la défaite française et l’occupation allemande ? Et enfin, comment résistent-ils ? Nous avons essayé de répondre à ces questions dans ce travail.

 

Peu nombreux sont les marins qui comprennent l’idéologie Nazie et la menace qu’elle représente. Toutefois, quelques officiers s’en rendent compte. Malheureusement, les sources sont rares. Étienne Schlumberger, enseigne de vaisseau de 1re classe sur l'aviso Commandant Duboc, écrit dans Les Rebelles de l’An 40 : " J'avais été apprendre l'allemand en Autriche, en 1934, l'année de la nuit des Longs Couteaux. L'assassinat du Chancelier Dolfuss m'a profondément marqué. J'ai su ce qu'était Hitler. Je voyais s'installer la dictature, les exactions, les reniements à la parole donnée, la soif de conquête de nouveaux territoires. Le résultat de la conférence de Munich m'avait horrifié : les démocraties cédaient devant Hitler. Les Français pensaient éviter la guerre. Quelle erreur ! " Etienne Schlumberger est l’un des rares marins qui comprend le véritable danger du Nazisme dès 1940 et peut-être le seul, à notre connaissance, à s’être exprimé sur ce sujet.

 

Tous les marins sur lesquels nous avons travaillé ont refusé la défaite de la France dès 1940 et ont juré de se battre corps et âme contre la menace allemande. A titre d’exemple, le lieutenant de vaisseau Georges Cabanier, convainc et entraîne la quasi-totalité de l’équipage du Rubis de partir se battre pour la France et refuse ainsi la défaite. Certains d’entre eux l’ont exprimé par écrit. Comme le commandant François Drogou qui envoie ce message quelque temps après l’armistice : « Trahison sur toute la ligne, je rallie un port britannique ». Le refus de ces marins est patriotique : la défaite et l’occupation de la France sont inconcevables, mais ils ne le font pas, pour la majorité d’entre eux, contre l’idéologie nazie.

Les Forces Navales Françaises Libres résistent sur les mers aux forces de l’Axe dès 1940. Les marins ont deux rôles principaux : escorter des convois alliés et couler des bâtiments ennemis. Les marins combattent l’ennemi avec courage et une efficacité redoutable. Le Rubis durant tout le conflit mouille plus de 700 mines. Ils résistent tous avec les moyens dont ils disposent, mais ils manquent d’hommes, d’armement et souvent d'expérience. Les actes de ces différents bâtiments permettent à la France Libre d’affirmer son importance et sa souveraineté. Les marins des FNFL qui résistent dès 1940 représentent donc la France qui se bat quoi qu’il en coûte.

 

Pour conclure, les marins qui rejoignent les rangs de la résistance française en 1940 comprennent les dangers du nazisme pour certains d’entre eux, refusent la défaite et l’occupation nazie et résistent aux forces de l’Axe. Ce sont donc des marins patriotes et déterminés qui résistent pour la gloire de la France. L’abnégation et la vaillance dont ces équipages et ces commandants ont fait preuve vont permettre à la France de faire partie des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale.

Theophil et Julie

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« Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé. »

Charles de Gaulle

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