
Le sous-marin le Narval

François Drogou
François Drogou est né le 30 décembre 1904 à Bohars dans le Finistère. Il entre à l’Ecole Navale en 1923 et en sort Enseigne de Vaisseau de 2nde Classe en 1925. En février 1940, quelques mois avant l’Armistice de juin 1940, il reçoit le commandement du Narval, un sous-marin de la Marine Française. Il est envoyé à Sousse en Tunisie avec le Narval pour défendre la Méditerranée. Il est un Compagnon de la Libération. François Drogou écrit à sa femme le 18 juin 1940 : « Je pars, c’est tout ce que je sais. Ce que je sais aussi, c’est que ni toi, ni nos enfants auront à rougir de leur père à partir de sept heures. J’éloigne toute autre considération. Je me bats, et jusqu’au bout, je fais la guerre. » Cette lettre prouve la détermination de Drogou à ne pas abandonner le combat mais de se battre jusqu’au bout pour la victoire des Français.
Le Narval
Le narval est un sous-marin de la marine française construit dans les années 1920 à Cherbourg. Il est lancé en mai 1925 et rentre en service en juillet 1926. Ce dernier va être rallié à Malte par le capitaine de corvette François Drogou dans la nuit du 24 juin 1940. Il disparait le 15 décembre 1940 après avoir heureté une mine. Toutefois les italiens revendiquèrent l'avoir coulé le 10 janvier 1941. Son épave à été retrouvée en novembre 1957 par un bâtment releveur d'épaves
Circonstances en juin 1940
Le 22 juin, l’armistice entre les Allemands et les Français est signée. François Drogou n’adhère pas au gouvernement de Vichy, il refuse la défaite. Il doit choisir entre obéir aux ordres de la hiérarchie ou résister, il choisit de résister. Aussi va-t-il prononcer cette phrase célèbre : « Trahison sur toute la ligne, je rallie un port britannique. » Le lendemain, Le Narval et son commandant quittent leur port d’attache (Sousse) à destination de Malte (qui faisait alors partie de l’Empire Britannique) afin de continuer le combat. Parmi l’équipage, 31 hommes ne souhaitent pas désobéir aux ordres et restent à Sousse. Le Narval est alors en sous-effectif, sur 52 hommes, ne restent que 21 marins. L’acte de Drogou et des membres de l’équipage qui ont accepté de combattre paraît normal aujourd’hui mais, à l’époque, ils étaient considérés comme des traîtres et risquaient la cour martiale.
Il s’agit de la première manifestation de résistance au sein de la marine française.
Parmi les marins qui décident de continuer à se battre, nous pouvons compter : Jacques Sevestre (1904-1940), commandant en second, Joseph Vergos (1911-1940), maître-torpilleur, Guy Pérotin (1920-1940), quartier-maître et Paul Rimbaud (1906-1940) ingénieur mécanicien de 1ère classe. Ils sont tous des Compagnons de la Libération.
Au service de la France Libre et fin tragique
L’incident de Mers-El-Kébir fait souffrir les marins à bord du Narval, mais ils doivent choisir entre abandonner le Narval et quitter Malte ou tâcher d’oublier et continuer le combat pour participer à la victoire.
Après avoir rallié Malte, le Narval multiplie les missions de reconnaissance et de patrouille pour les FNFL en Méditerranée.
Malheureusement, il ne pourra accomplir un grand nombre de missions car, à peine six mois après son ralliement aux FNFL, au cours de sa 3ème mission, il coulera au large des côtes tunisiennes. Le naufrage aurait été causé par une mine mais son origine n’est pas certaine. Certains pensent qu’il s’agissait d’une mine italienne, d’autres d’une mine française. D’autres encore, pensent qu’il aurait croisé un destroyer italien. Le Narval disparaîtra le 15 décembre 1940, soit six jours avant son retour prévu. Son épave a été repérée en novembre 1957 par un bâtiment releveur d’épaves. Elle repose par 40 mètres de fond à proximité des îles de Kerkennah en Tunisie.
Clément et Theophil

" Trahison sur toute la ligne, je rallie un port brittanique "
« Je pars, c’est tout ce que je sais. Ce que je sais aussi, c’est que ni toi, ni nos enfants auront à rougir de leur père à partir de sept heures. J’éloigne toute autre considération. Je me bats, et jusqu’au bout, je fais la guerre. »
